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protectorat en date du 21/04/1886 signé entre la république Française
d’une part, représentée par Monsieur Gerville-Reache, commandant de
Mayotte, et d’autre part son Altesse Abdallâh Ben Sultan Salim, le sultan
d’Anjouan lire la suite
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La victoire annoncée de Moussa Toybou signe un changement d'ère
Article publié le 30/06/2008 Dernière
mise à jour le 30/06/2008 à 13:21 TU
C'est le candidat qui bénéficiait du soutien du président
de l'Union des Comores qui l'a emporté pour le 2e tour des présidentielles ce
dimanche, selon des résultats encore provisoires. La victoire de Moussa Toybou
signe un changement majeur pour l'île, après le renversement du colonel Bacar
en mars.
Avec notre envoyée spéciale Juliette Rengeval
La victoire de Moussa Toybou, si elle est confirmée, marque une véritable
rupture avec l'époque de Mohamed Bacar, chassé du pouvoir, il y a 3 mois.
Moussa Toybou n'a rien d'un tribun, ça n'est d'ailleurs pas un politicien
chevronné. Pour cette élection, cet ingénieur de formation a bénéficié du
soutien appuyé du président Ahmed Abdallah Sambi, le président de l'Union des
Comores. Il disposait également de bons moyens financiers.
Avec son élection, Anjouan rejoint véritablement le giron de l'Union des
Comores. Avec un homme à lui à la tête de l'exécutif de l'île, le président
Sambi pense certainement en avoir fini avec la crise séparatiste.
Mais le nouveau président est surtout attendu sur des questions de vie
quotidienne. Les habitants ont le plus grand mal à se déplacer, il n'y a pas
d'essence. Le pétrole manque largement et il est utilisé pour s'éclairer
et pour la cuisine. Les Anjouanais réclament une amélioration de leurs
conditions de vie, face à une situation qui n'a cessé de se dégrader.
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Election présidentielle sous haute tension
Article publié le 28/06/2008 Dernière
mise à jour le 28/06/2008 à 23:55 TU
Seulement 40% des électeurs anjouanais se sont déplacés
pour aller voter le 15 juin 2008.
Les Anjouanais votent dans un contexte difficile ce dimanche, pour le second
tour de l'élection présidentielle. Les rivalités politiques entre les deux
candidats et la crise au sein la Cour constitutionnelle détériorent le climat
sur l’archipel. Le vote se déroulera sous surveillance de la communauté
internationale, qui souhaite en faire un scrutin modèle après le renversement
militaire de l’ancien président en mars dernier. L'élection devrait également
officialiser l'adhésion de l'île d'Anjouan à l'Union des Comores.
L’enjeu de la présidentielle à Anjouan a largement débordé l’île.
D’abord parce que le candidat Moussa Toybou, arrivé en deuxième
position le 15 juin (40,12% des voix), est soutenu par le président Sambi
en personne, et que son adversaire, Mohamed Djaanfari (44% des voix) a, lui, le
soutien de l’opposition politique et de l’exécutif des îles de la Grande
Comore et de Mohéli.
Ensuite, parce que la communauté internationale, qui supervise le scrutin,
veut faire de ce vote un rendez-vous politique exemplaire, après
l’intervention militaire de mars dernier, soutenue par l’Union africaine.
Cette élection doit terminer de réinstaller Anjouan dans le giron de l’Union
des Comores.
La campagne électorale s’est déroulée dans un climat tendu : échanges
agressifs, accusations de fraudes lancées par le candidat Djaanfari et pour
finir, une crise au sein de la Cour constitutionnelle, juge des élections. Le
malaise est suffisamment sérieux pour que le président Sambi rassemble la
communauté internationale à Moroni. L’élection devrait tout de même avoir
lieu dimanche.
---------------------------------------------------------------------------------------------------------------------- Mohamed
Bacar ne sera pas extradé vers Moroni ( par RFI
)
Article publié le 24/06/2008 Dernière
mise à jour le 24/06/2008 à 20:45 TU
Mohamed Bacar ne sera pas extradé vers Moroni. Le gouvernement de l’Union
des Comores aurait voulu récupérer l'ancien président anjouanais pour le
juger, mais Mohamed Bacar est toujours sur l'île française de La Réunion, où
la cour d'appel de Saint-Denis a donné, mardi matin, un avis défavorable à
l'extradition du président déchu de l'île d'Anjouan. Des démarches sont en
cours pour lui trouver un pays d’accueil.
La cour de Saint Denis de La Réunion a donc suivi les réquisitions du
procureur qui a, lui-même, suivi les recommandations de l'OFPRA, l'Office français
de protection des réfugiés et apatrides. Cet organisme avait rejeté le 6
avril dernier une demande d'asile en France du colonel Bacar, tout en excluant
son renvoi aux Comores en raison des risques de persécutions.
Mohamed Bacar, qui avait pris le pouvoir par la force à
Anjouan, a été destitué par une intervention de l'armée comorienne épaulée
par une force armée de l'Union africaine en mars dernier. Il avait fui avec 22
hommes de sa garde rapproché sur l'île française de Mayotte. Ils sont assignés
depuis à résidence dans une base militaire de la Réunion et purgent une peine
de trois mois de prison pour séjour illégal et importation d'armes.
La présence en territoire français de Mohamed Bacar et de ses hommes a déclenché
des manifestations anti-françaises aux Comores, où l’on réclame toujours
leur extradition pour « atteinte à l'autorité de l'Etat »
et diverses exactions contre des civils. Face au refus conjugué de la France et
de l'OFPRA, des discussions sont en cours pour trouver une terre d'accueil à
Mohamad Bacar et à ses hommes. La piste la plus chaude semble aujourd'hui le Bénin.
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Selon certaines de nos sources, lors des préparatifs du débarquement
d'Anjouan, plus de 1 millions de dollars ont été détournés de leur usage
initial. Des membres du cabinet présidentiel et de l'état major de l'armée
seraient impliqués dans ce détournement de fond.
Par ailleurs, dans le cadre des investissements réalisés par les pays du
moyen-orient aux Comores, plusieurs pots de vin auraient été versés au président
Sambi, à certains de ses proches ainsi qu'à son vice- président Nadhoim.
Selon nos sources, des hauts dignitaires du régime actuel ont investi des
sommes colossales dans des hotels en Tanzanie.
Source: Comorobeach.
skyrock.com
------------------------------------------------------------------------------------------------------------------- Début de
la campagne du 2ème tour de la présidentielle à Anjouan
Politique - Les deux protagonistes du second tour de l'élection
présidentielle de l'île comorienne d'Anjouan, le 29 juin, MM. Mohamed
Djaanfari et Moussa Toybou, se sont remis en campagne ce week-end, a confirmé,
dimanche à la PANA, le ministre de l’Information, Madi Ali, chargé du
dossier électoral.
Occupant le premier rang, à l’issue du premier tour, l’ancien vice-président
de l’assemblée nationale, Mohamed Djaanfari, qui a recueilli 44,18% (21.029
voix) va disputer la succession du colonel Mohamed Bacar à Moussa Toybou qui a
obtenu 40,12% (19.096 voix) et est décrit comme le favori du président Ahmed
A. Sambi.
"Notre souhait est que la campagne se déroule dans une atmosphère de paix
et de liberté et que tout le monde puisse voter librement comme ce fut le cas
le 15 juin", a dit le ministre Madi Ali, qui a appelé les Anjouanais
"à aller massivement aux urnes, cette fois".
Lors du scrutin du 15 juin pour le premier tour, seulement 42,79% des électeurs
inscrits avaient pris part au vote, laissant apparaître un taux d’abstention
d’environ 52%.
Moroni - 21/06/2008
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19/06/08 15h29
--------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------- Comores : faible participation à l’élection
du nouveau président d’Anjouan
Les Anjouanais ont voté, dimanche, pour le successeur de Mohamed
Bacar, rapporte TV5.
Le colonel Bacar qui gouvernait illégalement l’île depuis la fin de son
dernier mandat a été renversé en mars lors de l’opération « démocratie
aux Comores », emmenée par l ’Union Africaine(UA). Tout l’enjeu des
élections est donc de sortir l’île du vide politique et de la réintégrer
à l’ensemble des Comores dont elle avait fait sécession lors de la
dictature. Cependant la faible participation au vote marque le peu
d’empressement des citoyens à sortir de la crise. Des personnes interrogées
ont déclaré avoir perdu espoir face aux difficultés économiques traversées
par le pays.
(Lundi 16 Juin - 13:12)
Résultats définitifs des élections du premier tour à Anjouan : Taux de
participation : 42.79%
Moussa Toybou : 40.12% avec 19096
Mohamed Jaffar : 44.18% avec 21029
Bastoine Soulaimane : 4.89%
Bacar Abdou : 4.85%
Soundy Abdulatuf : 5.6%
Le deuxième tour est prévu le dimanche 29/06/2008, bonne chance au futur
gagnant
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Comores : la Cour constitutionnelle
invalide un décret de Sambi
La Cour constitutionnelle de l'Union des Comores a
donné gain de cause au gouvernement de l'île autonome de Mohéli qui
contestait la légalité d'un décret du président de l'Union portant
nomination d'un juge d'instruction au tribunal de première instance de
Fomboni.
Saisi
en avril dernier pour statuer sur ce conflit de compétences, la
haute juridiction a estimé dans un arrêt daté du 2 juin 2008
que le chef de l'Etat "a
non seulement méconnu la règle procédurale impliquant le
Conseil supérieur de la magistrature [qui n'est toujours pas mis
en place, ndlr], mais empiété sur la compétence du gouvernement
de Mwali, en procédant unilatéralement à la nomination de
Monsieur Omar Ben Ali en qualité de juge d'instruction près le
tribunal de première instance de Fomboni".
Le décret pris par le président
Ahmed Abdallah Sambi, serait donc frappé d'illégalité car il
n'est ni conforme à la loi n°05-018/AU portant statut de la
magistrature, ni conforme à un précédent arrêt de la Cour,
selon lequel toute nomination de magistrat du siège "implique
à la fois et dans cet ordre, les présidents des îles autonomes,
le conseil supérieur de la magistrature et le président de
l'Union", peut-on lire dans ce jugement rendu par les
six sages constitutionnels et qui fera sans doute jurisprudence.
Les autorités politiques de l'île
autonome de Mwali ont refusé la nomination du juge Omar, après
avoir déjà contesté en 2006 celle d'un autre magistrat, le
procureur Idi Bazia alias Jeannot. Dans sa requête du 25 avril,
le ministre de l'administration territoriale, de la justice, de la
sécurité intérieure et porte parole de l'exécutif de Mwali, a
fait prévaloir "le
principe de l'inamovibilité des magistrats" et l'obligation
d'un "avis conforme et motivé du conseil supérieur de la
magistrature", organe qui n'est toujours pas mis en
place, alors que les textes devant régir cette institution ont été
adoptés et promulgués.
(El-Had Said Omar, HZK-Presse)
-------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------- Cinq
candidats exposent leurs atouts pour succéder à Mohamed Bacar à Anjouan
APA-Mutsamudu
(Comores) Les Anjouanais sont appelés, dimanche prochain 15 juin, à choisir le
successeur de Mohamed Bacar, colonel rebelle autoproclamé Président de l’Ile
comorienne, en juin 2007 et déchu le 25 mars dernier, par une opération
militaire, armée nationale et forces de l’Union Africaine (UA).
Sur
les cinq candidats en lice, deux se détachent sérieusement du lot, après dix
jours, d’une camagne électorale démarrée le 31 mai : Moussa Toybou, ingénieur
de BTP, qui bénéficie du soutien du président de l’Union des Comores, Ahmed
Abdallah Sambi, et Mohamed Djanfari, armateur de son état, retraité de l’armée
française et vice-président de l’Assemblée nationale.
Le
premier a un discours plutôt axé sur la nécessité d’une meilleure compréhension
entre l’Exécutif de l’île et les autorités de l’Union des Comores, pour
« éviter les errements du passé ».
Selon
Toybou, les divergences au sommet entre Anjouan et Moroni, la capitale de
l’Union, n’ont pas permis à la première de mieux se consacrer à la
solution des vrais problèmes de l’heure. Le candidat estime que le développement
des infrastructures (routes, ports aéroports,..) est un « préalable important
» du développement de l’île. Un tel programme semble épouser les
orientations stratégiques du gouvernement central.
Quant
à Mohamed Djanfari, l’autre candidat très en vue dans la campagne électorale,
il mise sur le développement de la pêche et de l’agriculture, pour «
assurer à la population anjouanaise, un bon niveau de vie ».
Ancien
candidat malheureux à la présidentielle comorienne de mai 2006, il jouit
d’une visibilité avérée, dans le champ politique comorien. Djanfari fait de
la lutte contre la corruption, son principal cheval de bataille dans la campagne
électorale..
Tandis
que M. Toybou table sur l’appui du gouvernement comorien et dispose, à cet
effet, de moyens colossaux, M. Djanfari dispose d’une grande popularité
jusque dans les recoins de l’île d’Anjouan. Reste à voir comment les
Anjouanais réagiront au ralliement de, aux ex-séparatistes de Mohamed Bacar.
Trois
autres candidats se bousculent derrière Moussa Toybou et Mohamed Djanfari.
Il
s’agit de Bastoine Soulaimane, magistrat formé en Arabie Saoudite et ancien
membre du Front national pour la justice (FNJ), un parti souvent qualifié
d’obédience islamiste ; Bacar Abdou, titulaire d’un DEA de Physique-chimie
de l’Université de Kiev, en Ukraine et député à l’Assemblée de l’île.
Il
y’a enfin, Soundy Abdoulatuf, homme d’affaires prospère issu de la
bourgeoisie de Domoni, la deuxième grande ville d’Anjouan.
MI/ib/APA 11-06-2008 --------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------- Dernière minute : Monsieur Ahmed Maandhui allias
Lezamed, procureur de la république à Anjouan vient d’être limogé par décision
de Sambi qui n’accepte pas l’application de lois autres que ses décisions
personnelles.
Il semblerait qu’un procureur Mgazidja, est attendu à Anjouan pour venir
remplacer Lezamed. Affaire à suivre.....
--------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------- Le Procureur de la République
d'Anjouan plaide pour l'indépendance de la justice Le procureur de la République
de l'île d'Anjouan, Ahmed Maandhui, alias Lezamed, a déclaré lundi avoir
ordonné la libération des personnalités proches de Mohamed Bacar (président
déchu), « parce qu'il n'y a aucun chef d'accusation sérieux retenu contre eux
».
"On ne va pas les incarcérer pour le fait qu'ils ont été proches de
Mohamed Bacar, il faut des faits. Que je sache, on ne fait pas le procès du séparatisme.
Autrement, certains proches du président Sambi se trouveraient, eux aussi,
derrière les barreaux », a déclaré à APA le magistrat Maandui.
Nommé dans la foulée du débarquement militaire de l'armée comorienne et des
forces de l'Union africaine (UA) à Anjouan, en mars dernier, Ahmed Mandhui, qui
cumule sa tâche avec les fonctions de conseiller juridique du président intérimaire
de l'île, dénonce aujourd'hui les tentatives du gouvernement de l'Union des
Comores de mettre au pas la justice comorienne.
« Le pouvoir veut gérer le dossier des prisonniers à sa guise, sans aucun
respect des règles juridiques », a-t-il dit.
Le magistrat dit en outre regretter que certaines décisions judiciaires se
heurtent, dans leur exécution, à la volonté de l'autorité militaire à
Anjouan.
« J'ai ordonné la libération d'un certain nombre de prisonniers, mais l'armée
a refusé de les élargir. Je n'ai pas accepté ce poste pour être une
marionnette du pouvoir ou un guignol », s'insurge-t-
il.
Interrogé au téléphone par APA, le porte-parole du gouvernement comorien n'a
pas souhaité réagir à la libération de certaines figures du régime Bacar.
« Il est encore trop tôt pour savoir tous les tenants et les aboutissants de
cette décision » de libération des prisonniers, a déclaré Said Bacar
Abdourahim, ministre de l'Education nationale, de la Recherche, des Arts, de la
Culture, de la Jeunesse et des Sports, porte-parole du gouvernement.
(APA)
------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------ Le président Ahmed
Abdallah Sambi en visite officielle en Iran
Moroni, Comores - Le chef de l'Etat comorien, Ahmed
Abdallah Sambi, se rend mardi soir à Téhéran, en Iran, pour une visite
officielle avant l'étape de Cotonou, au Bénin, où il prendra part au Sommet
des chefs d'Etat de la Communauté des Etats sahélo-sahéliens (CEN-SAD), prévu
le 17 juin prochain.
Le président Sambi partira à bord d'un avion spécial mis à sa disposition
par le gouvernement iranien, a indiqué une source à la présidence de la République.
Pour de nombreux observateurs comoriens, la visite du chef de l'Etat en Iran
pourrait être une occasion pour lui, d'aborder la question d'approvisionnement
en hydrocarbures du pays qui fait face actuellement à une grave pénurie de
gasoil et d'essence, soumettant le pays à d'incessants délestages d'électricité.
Depuis l'élection d'Ahmed Abdallah Sambi en mai 2006 à la tête de l'Union des
Comores, les relations entre Moroni et Téhéran ont continué à se développer
et à se renforcer, précise-t-on.
En août 2006, rappelle-t-on, le ministre iranien de l'Agriculture, Mohammad
Reza Eskandari qui conduisait une délégation de 30 personnes formée notamment
des vice ministres de l'Energie et de la Santé, a signé à Moroni un accord de
coopération portant notamment sur la défense et l'agriculture.
Moroni a également annoncé l'ouverture prochaine de deux institutions
universitaires appuyées par l'Iran qui a déjà fourni un bateau de pêche et
des bourses d'études à des jeunes comoriens.
Moroni - 10/06/2008 ( Pana )
------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------ Le
passeport biométrique est entré en vigueur aux Comores
Moroni,
Comores – Les Comores entrent dans l’ère du passeport biométrique, a
indiqué mardi à la PANA à Moroni, Abou Achirafi, le directeur national de la
Sûreté du territoire. C’est le président Ahmed Abdallah Sambi et les
membres du gouvernement qui ont été les premiers à se faire délivrer ce
nouveau type de document de passeport, a fait savoir M. Achirafi, soulignant la
réduction des délais d’attente et la rapidité de délivrance.
"Le demandeur aura à attendre peu de temps avant de recevoir son passeport
et sa carte d’identité, biométrique également. Dès que l’identité du
demandeur est vérifiée, le tour sera joué en 10, 20 minutes maximum", a
ajouté le directeur de la Sûreté du territoire.
Pour lui, l’usage du passeport et de la carte d’identité biométriques
servira à limiter largement la fraude d’identité et constitue, à ses yeux,
une contribution à la lutte contre le terrorisme".
Les détenteurs du passeport traditionnel en cours pourront s’en servir
jusqu’au mois de mai 2009, a indiqué M. Achirafi qui a précisé que le
montant du passeport est revu à la hausse, passant de 51 à 61 euros, celui de
la carte nationale d’identité étant de 8 euros au lieu de 2,2 euros perçus
jusqu’ici.
La durée de validité du passeport et de la carte nationale d’identité reste
inchangée: 5 ans pour le premier et 10 ans pour la seconde.
La réunion
à Paris du Groupe de Travail de Haut Niveau entre les gouvernements français
et comorien a été jugé satisfaisante par les deux parties, mais cela est loin
de signifier que la brouille entre la France et son ancienne colonie est réglée.
Les parlementaires, la société civile et nombre de Comoriens crient à la
trahison.
DEPUIS
leur indépendance en 1975, les Comores entretiennent des relations très ambiguës
avec l’ex-puissance coloniale. Les Comoriens continuent à dénoncer une décolonisation
inachevée, mais ne cessent d’entretenir des relations privilégiées avec la
France. Au niveau politique, cela s’explique par l’impérieuse nécessité
de préserver un soutien économique vital pour palier les mauvaises
performances de la création de richesse nationale. Sur le plan social, c’est
la présence d’une très forte diaspora dans l’hexagone qui maintient le
lien en assurant la survie des familles et les investissements communautaires.
En fait, la réalité est loin d’être aussi lisible.
L’ancien président Ahmed Abdallah, dans son langage imagé, a qualifié ce
pays de « viande de coun », que l’on ne peut ni consommer,
ni abandonner (il est ici question de “poulet péi” et non de “mabawa”
aux hormones).
Et ce, parce que la France, premier partenaire économique, est également
considérée comme le premier partenaire technique de la plupart des entreprises
de déstabilisation. Les bras armés n’ont jamais fait défaut dans cet
archipel aux Sultans Batailleurs, d’autant plus que Bob Denard était là pour
apporter un coup de poudre si besoin. Face à tant de malveillance, les
dirigeants comoriens successifs ont toujours riposté par la « guerre
de salive », pour reprendre une autre expression du président
Abdallah. Après les coups d’Etat et les assassinats de présidents, la plus récente
et la plus sournoise des déstabilisations est sans conteste la tentative de sécession
de l’île d’Anjouan.
Sans revenir sur ce qui a été dit sur les implications réelles ou supposées
de Français dans les tentatives loufoques de recolonisation, d’indépendance
puis d’autonomie et de rébellions à Anjouan, il apparaît clairement
aujourd’hui que le bourreau des Anjouanais et fossoyeur de l’Unité des
Comores est au petit soin. C’est certainement la raison qui fait qu’un
palier dans l’expression de l’hostilité à l’égard de la France a été
franchi. Les manifestations à La Réunion, à Mayotte et à Moroni en témoignent.
Les
tribuns et la plèbe dans l’arène
D’un autre côté, surfant dans le vent euphorique de la libération
d’Anjouan, le Gouvernement Sambi a mis sur la sellette pour la première fois,
de façon nette, le statut des ressortissants des îles sœurs résidant à
Mayotte, notamment sur la question des reconduites aux frontières.
Cependant, le triomphe de la verve nationaliste a été de courte durée. La
diplomatie, dans ce qu’elle renferme de ruse, de pression, de compromis et de
compromissions, a repris ses droits et ses méthodes. Aussi, c’est à reculons
que les dirigeants comoriens avancent dans les pourparlers avec leurs homologues
depuis quelques semaines à Moroni et à Paris. Selon un ancien ministre, non
seulement ils ont cédé Mayotte, mais ils ont aussi vendu la souveraineté qui
subsistait dans les 3 autres îles : « Aujourd’hui, un élu de
Mayotte s’assoit à la même table de négociation qu’un ministre de la République
et pire encore, c’est à Mayotte même que se dérouleront les discussions
sur... la coopération régionale. Désormais, on ne parlera plus de contentieux
entre la France et les Comores, mais de négociation entre Mayotte et Comores ».
Parce que les capitaines de chancelleries ont désarmé leurs citadelles,
abandonné les lignes de défenses, comblé les tranchées, détruit les
remparts et livré leur propre cité, les tribuns dans l’hémicycle et la plèbe
dans la rue continuent la résistance. En effet, dans une résolution votée à
l’unanimité le 4 juin dernier, l’Assemblée nationale « conteste
toute légitimité à une action qui découlerait des discussions entamées le
jour même à Paris et qui serait de nature à porter atteinte à l’intégrité
territoriale du pays ». Pendant ce temps, à Paris, des manifestants comoriens hostiles à cette réunion
ont tenté d’empêcher l’accès à l’Ambassade des Comores, en scandant
des slogans qui fustigeaient ceux qui veulent brader la souveraineté nationale.
Des heurts se sont même produits et l’ambassadeur des Comores à Paris
s’est trouvé dans les échauffourées. Correspondant
de Temoignages
A. Mohamed -----------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------
Pénurie de gaz
oil à la Grande Comore
Les
Comores, à l’instar de plusieurs pays du monde, rencontrent ces derniers
temps une crise énergétique, en particulier au niveau de ses
approvisionnements en hydrocarbures. A la pénurie du pétrole lampant,
s’ajoute celle du gazole, qui engendre par conséquent des délestages
intempestifs d’électricité et d’eau.
Cette
crise qui a commencé à se faire sentir à Moroni et ses environs, depuis le
mardi 03 juin à partir de 9 heures, ne cesse d’inquiéter la population, qui
n’était pas préparée à subir cet incident qui prend des proportions
alarmantes. Ce n’est qu’aux environs de 23 heures, que le courant est arrivé
pour être repris la matinée du jour suivant, ainsi de suite…
En
effet, à leur grande surprise, les consommateurs de la société d’eau et
d’électricité (MAMWE), ont dû passer presque une journée entière sans électricité.
Et parmi les causes avancées de ce délestage, la rupture de stock du gazole
dont le principal fournisseur, une filiale du groupe français TOTAL, a cessé
les livraisons, faute de renouvellement du contrat avec la société comorienne
des hydrocarbures (SCH).
Une
suspension du contrat avec la grande compagnie pétrolière française, qui
serait intervenue suite à l’ouverture de négociations avec une société
concurrente du Golfe, offrant des possibilités de raffinage à un prix supposé
plus avantageux. Il se trouve, à cet effet, que sa cargaison ne lui est pas
encore livrée, raison pour laquelle la Société Nationale serait en train de négocier
avec certaines compagnies d’Afrique de l’Est, pour un dépannage, dans un
bref délai, en vue de palier à cette pénurie.
Cette
situation est plus que préoccupante, et personne n’est épargné. Même les détenteurs
des groupes électrogènes ont du mal à alimenter leurs moteurs, à moins
qu’ils fassent la queue dans certaines stations de la place. Quant aux
automobilistes, ils sont appelés à faire la ruée vers ces pompes, pour
pouvoir avoir accès au gazole, parfois même, en vain.
Pour
Salim Mzé Ahmed, un des responsables de la station Feeling, chaque station reçoit
respectivement, par jour, depuis cette pénurie, 2000 litres de gazole et de pétrole
lampant, mais à la différence de ce dernier qui est rationalisé à 20 litres
par tête, le gazole est vendu à n’importe quelle quantité. Et par conséquent,
a-t-il ajouté avec regret, certains n’en trouvent pas.
Si
la Grande-Comore traverse une importante crise de gazole, Anjouan, elle,
rencontre une pénurie d’essence. D’après des sources dignes de foi, le peu
de gazole fourni, à l’heure actuelle à la Société Nationale des
Hydrocarbures, proviendrait de l’île d’Anjouan. Il se trouve par ailleurs,
que la MAMWE et l’ASECNA sont priorisées et les stations d’essences
viendraient en seconde position, au grand damne des automobilistes roulant au
gazole, qui sont obligés de passer une partie de leur journée, à tenter leurs
chances dans les stations. Il suffit de faire un petit tour à Moroni pour
s’en rendre compte. Des dizaines de véhicules sont alignés ici et là, à la
recherche de l’oiseau rare, pour ne pas dire, du gazole.
Ainsi,
du matin au soir, les clients du pétrole lampant et du gazole ne cessent de se
frotter les mains autour de ces pompes. Espérons donc que les consommateurs
d’essence de la Grande-Comore, ne suivent pas, eux aussi, les traces de leurs
frères anjouanais et que cette crise s’inscrive enfin, dans le passé.
Signe
que la crise énergétique se répercute très vite sur l’ensemble de
l’activité économique du pays, les administrations fonctionnent au ralenti,
deux bateaux de ciment attendent au port de Moroni faute de camion, les petits
ateliers et autres unités de production renvoient leur personnel en « congé
forcé », les journaux paraissent avec plusieurs heures, voir un jour de décalage,
etc.
Mais
plus inquiétant encore est le silence des pouvoirs publics face à cette
situation, ainsi que le manque de réaction de la part des associations de
consommateurs et des organisations syndicales et professionnelles.
Loulou
S.I Alfeïne ----------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------- La campagne pour l'élection du président d'Anjouan vue de Moroni
Moroni, Comores – La Commission de l'océan Indien
(COI) va dépêcher trois observateurs à Anjouan pour l'élection du président
de cette île de l'archipel des Comores fixée au 15 juin, a révélé, dimanche
à la PANA, l'officier permanent de liaison du regroupement régional à Moroni,
M. Chamsoudine Mhadjou.
A jour J-7 du premier tour, les souhaits pour ce scrutin consistent, en
Grande-Comore, en des prières pour que les choses se déroulent dans le calme
et sans bavure.
Pour M. Mhadjou, qui se dit "pas très bien informé" sur la campagne,
le gouvernement doit respecter sa parole en organisant une élection libre et
transparente pour permettre les Anjouanais de choisir librement leur président.
Quant à Ali Mliva, un homme d'affaires et chef d'un petit parti limité à la
Grande-Comore, il espère voir les Anjouanais choisir librement un président
qui saura mieux ancrer l'île dans la république, pour en finir avec le séparatisme.
"Faiseur de rois", comme il se définit lui-même pour avoir été
directeur de campagne des candidats Ahmed Abdallah Mohamed Sambi en 2006 et de
Mzé Soulé Elbak en 2002, M. Mliva trouve la campagne "morose mais sans
heurts". A son avis, cela augure d'un scrutin calme.
"Néanmoins, a-t-il dit, des informations de dernière minute font état de
tentatives d'intimidation des autorités en place sur les fonctionnaires qui
auraient de la sympathie pour Mohamed Djaanfari. "Si cela se vérifiait, ce
serait grave pour la démocratie", a-t-il ajouté.
Omar Abdallah, chauffeur de taxi anjouanais au chômage, récemment arrivé à
Moroni, a suivi le début de la campagne. "Deux candidats me semblent en pôle
position", a-t-il dit, tout en déclarant souhaiter voir gagner celui
soutenu par M. Sambi pour le changement attendu par les Anjouanais.
A Anjouan, nombreux sont ceux qui soupçonnent le président Sambi de soutenir
le candidat Moussa Toybou contre les quatre autres.
Elections à Anjouan: le candidat de Sambi chassé du village de Bacar
Moroni, Comores - Moussa Toyb, candidat soutenu par les
autorité fédérales à l'élection présidentielle de l'île d'Anjouan, a été
contraint de renoncer à un meeting à Barakani, village de Mohamed Bacar suite
à l’hostilité des habitants de cette localité, a-t-on appris dimanche de
source officielle.
Selon la commission électorale, des jeunes ont tout fait enlever (chaises,
estrades, sonorisation) et lui ont demandé de s’en aller avant qu’il
n’ait pu commencer son meeting vendredi.
N’ayant pas pu les raisonner, l’ingénieur de BTP a dû annuler son meeting
et s’est plaint à la Commission électorale nationale indépendante (CENI).
Autres incidents, les candidats Mohamed Djanfari et Bastoine Soulaimana ,se sont
plaints à la même commission d’avoir été "malmenés et humiliés"
par des soldats des troupes soudanaises stationnées dans la région de Gnoumakélé.
Ces soldats chargés de la sécurité des élections dans cette zone, auraient
fouillé ces candidats au cours d’un contrôle routier.
Il reste encore dans l’archipel des Comores quelques soldats soudanais du
contingent qui avaient participé au renversement du colonel Mohamed Bacar fin
mars, rappelle -t-on. Ils participent à une mission de sécurisation des élections
de l’Union africaine (MAES) majoritairement composée de soldats tanzaniens.
Cinq candidats sont dans la course pour la succession de M. Bacar, renversé fin
mars par l’armée avec l’aide de troupes de l’Union africaine : Bacari
Abdou, Bastoine Soulaimana, Mohamed Djaanfari, Moussa Toybou et Soundi Abdou
Latufou Soilih.
Moroni - 08/06/2008 ( Pana )
--------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------- Comores : l’extradition de Mohamed Bacar a peu
de chance d’aboutir
La Cour d’appel de Saint-Denis de la Réunion a rendu hier son verdict
concernant le
sort de Mohamed Bacar, l’ancien président de l’île comorienne
d’Anjouan. Il a été condamné à trois mois de prison avec sursis pour
importation d’armes. D’après TV5,
la demande d’extradition formulée par l’Union des Comores il y a un mois
a, quant à elle, reçu un avis défavorable. Les autorités françaises
craignent pour la sécurité du chef d’Etat déchu s’il rentre dans son
pays. La décision définitive sur son extradition sera rendue le 24 juin.(Vendredi 6 Juin - 12:05)
-------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------- Me Vergès au secours de l’Union des Comores
CLICANOO.COM | Publié le 5 juin 2008
COUR D’APPEL. Le très médiatique et controversé avocat vient soutenir
ce matin la demande d’extradition déposée à l’encontre de l’ancien président
d’Anjouan. Il lui faudra convaincre la cour que cette requête est conforme au
droit et ne relève pas du règlement de compte politique.
C’est une étape décisive dans la post-crise anjouanaise
qui se joue cet après-midi devant la cour d’appel de Saint-Denis, où la
chambre de l’instruction devra examiner la légalité de la demande
d’extradition formulée il y a près de deux mois par l’Union des Comores à
l’encontre de l’ex-président d’Anjouan, le colonel Mohamed Bacar. Alors
que le parquet général pourrait requérir une fin de non-recevoir à cette
requête de l’État comorien, ce dernier tentera d’infléchir la position
des juges par la voix de ses avocats Mes Rémi Boniface et Jacques Vergès. Le
très médiatique et controversé avocat des « clients impossibles »
de ce monde, qui revient exceptionnellement dans « son » île pour
l’occasion, aura certainement à cœur de pointer la position contradictoire
de la France dans ce dossier qui commence sérieusement à embarrasser son
gouvernement.
L’OFFRE DE RÉCIPROCITÉ DANS LA BALANCE
Avec, d’un côté, un Bernard Kouchner prompt à assurer
que la France souhaitait « remettre le colonel Bacar aux autorités
comoriennes », et de l’autre une institution judiciaire encore encline
à suivre scrupuleusement les règles de droit, comme l’ont illustré la
relaxe de Bacar et ses hommes lors de leur comparution immédiate pour « entrée
illégale sur le territoire » ou leur libération après avoir été placés
sous écrou extraditionnel. Dans le camp Bacar, on défendra aujourd’hui les
éléments pouvant valoir le refus d’extradition : le fait qu’il existe
aux Comores des peines contraires à l’ordre public français (peine de mort,
travaux forcés à perpétuité), la décision de l’Office français de
protection des réfugiés et apatrides (OFPRA) qui, si elle n’a accordé
l’asile politique qu’à trois des 22 hommes du clan Bacar, déconseille leur
expulsion vers les Comores, ou le fait que les crimes reprochés à Bacar et ses
hommes soient qualifiés (viols, violences, homicides…) sans être précisément
circonstanciés (date, heure, lieux). En outre, la défense de l’ex-président
d’Anjouan s’appuiera sur le fait que l’extradition ne peut être acceptée
par la France si elle est sollicitée pour des infractions de nature politique
ou dans un but politique. Si du côté Bacar on est évidemment convaincu de cet
état de fait, à savoir que le président Sambi aurait dans la tête
d’asseoir définitivement sa victoire politique en traduisant devant la
justice comorienne son adversaire anjouanais, tout le travail de Mes Boniface et
Vergès sera de persuader les juges que les exilés Bacar et consorts relèvent
d’une procédure de droit commun et sont à ce titre « extradables. »
Ils invoqueront également les « offres de réciprocité » dont a
argué la justice française lorsqu’elle sollicitait des Comores en 2002
l’extradition - accordée - des participants français à la tentative de
putsch de Mohéli (décembre 2001), ou encore un accord passé entre l’Union
africaine et l’Union européenne, cette dernière s’engageant en mars 2008,
quelques jours avant l’intervention des troupes africaines, à appliquer la résolution
de l’UA d’octobre 2007 de refouler immédiatement vers Anjouan certaines
personnalités (dont Bacar) si celles-ci venaient à quitter le territoire. Mais
il faut s’attendre aussi à ce que l’incontrôlable Me Vergès mette
l’affaire sur le terrain diplomatique et politique en fustigeant notamment le
rôle de la France dans cet instable archipel comorien. Qu’il obtienne de la
cour un avis favorable à la demande d’extradition obligerait alors le
gouvernement français, qui doit signer le décret d’extradition, à prendre définitivement
position sur l’affaire Bacar et faire, ou pas, le bonheur du président Sambi
Les Ulémas comoriens
redoutent la pénétration du chiisme
APA -Moroni (Comores) Les Ulémas comoriens se sont élevés jeudi
contre « toute tentative de détourner » le pays, de son rite initial,
en reprochant notamment au gouvernement de « favoriser la propagation du
chiisme », alors que les Comoriens sont traditionnellement de rite
sunnite.
Au cours d’une réunion tenue jeudi à Moroni, les
religieux musulmans ont rappelé avoir « toujours soutenu le Président
(Ahmed Abdallah) Sambi, mais son élection se révèle, aujourd’hui, une
catastrophe nationale »
Les protestataires, dont le message a été explicité
par Soidik Mpapandza, membre de la communauté religieuse, s’inquiètent
de l’installation de nombreux Iraniens à Moroni, y voyant le risque de
« poussée du courant » chiite dans les Iles.
« Si des velléités chiites étaient déjà
perceptibles sous l’ancien régime du président Azali, tout le monde se
rend compte que, depuis l’arrivée de Sambi au pouvoir, cette menace est
de plus en plus sérieuse » a déclaré Mbapandza.
C’est pour faire face que les Ulémas envisagent
d’entreprendre des tournées dans les différentes régions du pays, «
pour dénoncer ouvertement » la pénétration du chiisme au Comores.
L’Iran a financé à Moroni, une clinique privée et
s’implique dans la formation des jeunes, avec l’octroi de 50 bourses
d’études à effectuer à Téhéran. .
.La fondation Khomeiny a déjà un siège aux Comores,
où elle aide les orphelins et les handicapés comoriens, par la
distribution de nourriture et des vêtements.
Le chef de l’Etat comorien, Ahmed Abdallah Sambi,
fait partie des principaux chefs religieux des Comores. Ses compatriotes
l’accusent d’être un chiite, même si l’intéressé s’en défend.
Ses relations très privilégiées avec l’Iran, où
il a passé une bonne partie de ses études supérieures, contribuent à
alimenter les conjectures sur les présumés liens du Président de
l’Union des Comores, avec le chiisme pratiqué au pays de l’Ayatollah
Khomeiny.
MI/ib/APA
------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------- Comores:
Les députés rendent hommage à Ali Bourhane
Société - Les députés comoriens ont rendu un dernier hommage mercredi
à l'ancien administrateur du Fonds monétaire international (FMI), Ali
Bourhane, décédé la veille à Paris d'une attaque cardio-vasculaire, a
constaté la PANA sur place à Moroni.
Le vice-président de l'Assemblée nationale, Ibrahim Mohamed Sidi, qui a fait
l'éloge du disparu, a rappelé les années 1970 pendant lesquelles, Ali
Bourhane, jeune professeur de mathématiques, menait de front travail et lutte
de libération.
"Le destin l'a hissé à de très hautes responsabilités, notamment au
sein du Fonds monétaire international et de la Banque mondiale", a
rappelé le vice-président Ibrahim Sidi avant d'ajouter : "partout il
fut, il a toujours lutté pour les intérêts de notre pays".
"C'est suite à une discussion houleuse entre le gouvernement et lui sur
la question d'annuler la décision des expulsions de Comoriens de Mayotte
qu'il fut pris d'un malaise qui allait, quelques semaines après, lui devenir
fatal", a révélé M. Mohamed Sidi.
Ancien administrateur au Fonds monétaire international (FMI) et consul des
Comores à Tunis, Ali Bourhane est décédé mardi à Paris où il fut évacué
d'urgence quelques jours plus tôt après une attaque cardio-vasculaire, selon
des sources proches de sa famille et de la présidence des Comores.
Ancien économiste principal au FMI, ancien administrateur à la Banque
mondiale, l'ancien spécialiste en gouvernance à la Banque africaine de développement
(BAfD) était conseiller du président Ahmed Abdallah Sambi et consul de
l'Union des Comores en Tunisie.
Ali Bourhane a été diplômé de l'Ecole nationale d'administration
(promotion Voltaire) et fut condisciple de l'ancien Premier ministre français
Dominique de Villepin et de la candidate malheureuse à la dernière élection
présidentielle en France, Ségolène Royal.
Moroni - 04/06/2008 (
Pana )
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A
l’heure de la remise
en cause du "droit du sol" et autres discours politico-médiatiques
aux relents ouvertement xénophobes, ce film donne la parole à des jeunes
noirs, "français de nationalité", parachutés à des milliers de
kilomètres de chez eux pour étudier dans une région en crise où les écoles
ferment. À travers le récit de ces Mahorais de la Creuse affrontant leurs
destins personnels, c’est aussi l’histoire coloniale occultée et refoulée
que nous redécouvrons, une histoire de manipulations et de divisions
artificielles qui attisent le racisme ici et là-bas et qui mène d’autres
comoriens vers la mort, noyés lors de traversées sur des bateaux de fortune
qu’on appelle les Kwassa-Kwasa.
Des poussières pathétiques de son empire colonial, tandis qu’un vent mauvais
souffle de France métropolitaine sur les braises d’un passé décomposé que
l’on voudrait à toute force revisiter, lifter de son horreur et de ses
crimes, nous parvient encore, malgré tout, l’écho timide de quelques voix
francophones du dehors. Des voix nègres...La légion peut bien sauter sur
Kolwesi comme Bob Dénard sur l’archipel des Comores, c’est toute la fiction
qui abandonne au seul cinéma dit du "réel" le soin de nous faire
entendre, hors la littérature et les auteurs consacrés, la parole d’hommes
et de femmes. Juste une approche frontale, fraternelle, respectueuse. Le souci
de l’humain. De dire ces mahorais parachutés plein cadre, à des milliers de
kilomètres de Mayotte, à Aubusson, au coeur révélateur de la rusticité
creusoise, et qui ne veulent ni s’éterniser, ni faire tapisserie...Et,
naturellement, plus de questions que de réponses. En creux, pour ainsi dire. En
Creuse, sans doute, mais ailleurs aussi...
Jean-Pierre Le
Nestour, Auteur du Manifeste pour une Poétique du Cinéma
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Décès de l'économiste comorien Ali Bourhane
evelyne casalegno
03/06/2008 10:22 pm
Moroni, Comores (PANA) - L'ancien administrateur au Fonds monétaire
international (FMI) et consul des Comores à Tunis, Ali Bourhane, est décédé,
mardi, des suites d'un infarctus à l'hôpital de la Salpêtrière de Paris, a
appris la PANA à Moroni de source proche de sa famille à Mutsamudu et de la
présidence de l'Union des Comores.
Cet ancien économiste principal au FMI, ancien administrateur représentant
africain à la Banque mondiale et spécialiste en gouvernance à la Banque
africaine de développement (BAfD), assurait, à 62 ans, les fonctions de
"conseiller du président du président de l'Union des
Comores", cumulativement avec celles de consul de l'Union des
Comores à Tunis, selon une source de la présidence comorienne.
Ce franco-comorien diplômé de l'Ecole nationale d'administration (ENA), en
France, (promotion Voltaire avec Dominique de Villepin et Ségolène Royal)
avait été évacué à Mayotte puis en France à la suite d'un accident
cardio-vasculaire qui l'avait foudroyé dans sa ville natale de Mutsamudu, à
Anjouan.
Le
Consul Général des Comores à Tunis Ali Bourhane n'est plus
Le Consul Général
des Comores à Tunis, Monsieur Ali Bourhane (l'un des conseillers du Président
de l'Union des Comores A.A.Sambi) est mort à Paris le 03/06/2008.
Ali Bourhane vient de nous quitter à l'âge de 62 ans.
Diplômé de haut niveau en Sciences économiques et Statistiques, Ali
Bourhane était un haut fonctionnaire international à la retraite. Il était
l'un des rares Comoriens ayant occupé diverses fonctions dans les
organisations internationales comme haut fonctionnaire international
telles qu'économiste principal au FMI, administrateur représentant
africain à la Banque Mondiale et spécialiste en gouvernance à la Banque
Africaine de Développement (BAD). Il était l'un des experts de haut
niveau dont comptent les Comores sur les questions économiques et financières.
Il été nommé Consul Général des Comores à Tunis en 2007. Une grande perte pour les Comores. Nous présentons nos condoléances à toute la nation comorienne
et tous les concernés.
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COMORES / FRANCE : A QUI PROFITE LE CRIME ?
« Le secrétaire d’état français à l’Outre-mer,
Yves Jego, avait dit que le président comorien Sambi avait donné "son
accord de principe" pour la reprise des rotations de deux bateaux en vue
de reconduire les immigrés clandestins aux Comores. »
Plusieurs familles comoriennes sans papiers français ont
été arrêtées chez eux dans le quartier Kardjavindza à Ongojou (Mayotte),
mardi 27 mai 2008 dans la matinée par la gendarmerie nationale, guidée par
des gardes-champêtres qui connaissent toutes les familles de ce petit
village. Ces personnes travaillaient depuis longtemps dans les champs ou
vendaient des produits vivriers au petit marché de ce village. Elles étaient
connues par tous les habitants, elles étaient bien intégrées, leurs enfants
allaient à l’école et tout se passait très bien selon plusieurs habitants
choqués par les méthodes musclées de la gendarmerie. Elles sont sûrement
en ce moment dans le centre de rétention "indigne de la République"
selon la CNDS, en attendant d’être expulsées vers Anjouan l’île la plus
proche de Mayotte par le bateau Maria Galanta qui va reprendre ses rotations
Mayotte – Anjouan vendredi prochain, après avoir été interdit de mouiller
dans les ports comoriens suite à des nombreuses violations des eaux
territoriales des Comores. Ces personnes ayant leurs attaches familiales et
professionnelles à Mayotte, vont tenter de revenir en " kwasas-kwasas
" (barques de fortunes – voir photo-) et parmi elles, beaucoup vont
laisser leur vie dans le bras de mer qui sépare Mayotte des autres îles de
l’archipel (appelé aussi " Plus grand cimetière de l’Océan Indien
") : Voilà une autre façon de réduire le nombre des «
clandestins » à Mayotte.
Dans la nuit de lundi 3 à mardi 4 décembre 2007, une
collision entre une vedette de la police aux frontières et une embarcation
’kwassa kwassa’ avait fait plusieurs morts et disparus. Parmi ces victimes
beaucoup tentaient de revenir à Mayotte après avoir été expulsés vers
Anjouan par l’administration française. « L’enquête suit son cours
comme d’habitude ». A qui profite le crime ?
F. NAIL
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COMMUNIQUE DU CDDLA Quand un rêve tourne au cauchemar !
L’intervention militaire dans l’îleautonome de Ndzouani pour chasser Mohamed Bacar du pouvoir,baptisée
« OpérationDémocratie aux
Comores », avait suscité tant d’espoir chez beaucoup d’Anjouanais,
voir Comoriens ;On avait cru en finir définitivement avec la dictature, hélas !
on se rend compte aujourd’hui qu’une dictature en cache une autre ! et
les vieux démons africains refont malheureusement surface.Mais, nous, CDDLA
avions promis, à chaque fois que le pouvoir franchira un pallier
anticonstitutionnel et antidémocratique de le faire savoir, par tous les
moyens, au peuple Comorien, et au-delà, car c’est ce que sa majesté SAMBI
reprochait à Mohamed Bacar. Un arrêt de la « Cour de sa majesté »
pardon, de la cour constitutionnel N° 08-007CC a publié depuis le 20 mai 2008
la liste définitive des candidats aux élections du président de l’île
autonome d’Anjouan ; autrement dit, ils campent toujours sur leur
position initiale d’un scrutin reporté et non d’une autre élection libre
et démocratique, faisant fi, par la même occasion , des lois et des textes en
vigueur dans le Pays. Dans cetarrêt,
ils ont pris soin de ne mentionner nulle part les requêtes des autres candidats
( Mr Abeid, et Mr Moutuon Abdou Salam), requêtes introduites le 17/04/08, avec
accuséde réception , alors
qu’aucun obstacle juridique ne les empêche d’être retenus. Nous rappelons
que la cour avait pris l’engagement de respecter la loi,notamment l’article
31 de la constitution de l’Union qui stipule que « la Cour
constitutionnelle veille à la régularité des opérations électorales tant
dans l’île qu’au niveau de l’Union , y compris en matière de referendum,
elle est juge du contentieux électoral, » D’autre part, conformément
aux dispositions de l’article 2 de la loi organique N° 05-014/AU du 03
octobre 2005, « la Cour constitutionnelle est compétente pour connaître
de tous les recours contre les actes et opérations relatives à
l’organisation et renouvellement depuis l’inscription sur les listes électorales
jusqu’à la proclamation des résultats définitifs des élections..
Nous constatons avec amertume que cette noble
institution qui devrait être indépendante et impartiale, à opté pour servir
sa « Sa Majesté ». Etnon
seulement cette cour lui est acquise, le disions nous, mais la présidence par
intérim d’Anjouan, les commissions électorales,
nationale et insulaire le sont aussi.
N’en parlons pas pour l’AND et les forces étrangères
d’occupation en place. Les intimidations et les menaces à l’endroit des
agents de l’Etat et des directeurs sont monnaie courante.
Monsieur le président de la Cour constitutionnelle,
vous êtes responsable de toutes les conséquences qui découleront d’une
telle mascarade électorale qui se profile déjà à l’horizon.
L’histoire est seul juge ! L’issue du scrutin
semble belet bien décidée déjà ;
la machine est prête
-les hommes d’équipage aussi
-on n’attend que les dates du 15 et 29 juin pour mettre à exécution le
plan bien scellé de sa majesté « C’est du déjà vu »,
dirait- On !
Connaissant bien l’entêtement des Chiites,« le chien aboie la caravane passe » !
Messieurs les conseillersvous en rendez vous compte
de votre bétise humaine ? Sachez qu’un jour vous aurez à rendre compte
de vos actes aux citoyens de ce pays.
Le Collectif pour la Défense de la
Démocratie et de la Liberté à Anjouan ( CDDLA)
Fait aux Comores le 23 /05/08
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Le gouvernement Sambi part en guerre
contre les vêtements 'indécents'
Le ministère comorien des Affaires islamiques se prépare
à faire appliquer un arrêté datant d'août dernier, qui interdit le
port de tenues laissant voir les formes du corps.
Dorénavant,
"le port en public de tous
effets vestimentaires laissant apparaître les parties intimes du
corps" est prohibé aux Comores. La mesure a été
rendue publique la semaine dernière par le ministère des
Affaires islamiques. L'arrêté du ministère date du 7 août
2007, mais sa mise en exécution ne pouvait pas se faire selon le
secrétaire général du département, Miftahou Ali Mbamba, "faute
de personnel suffisant pour la faire respecter".
"Les hommes aussi sont
concernés par l'arrêté", a ajouté Miftahou Ali
Bamba. "Seuls les jeunes
enfants ne sont pas visés par cette interdiction",
a-t-il précisé.
L'arrêté ministériel ne donne
aucune précision sur la nature de cette indécence que veut
combattre le gouvernement, et parle de tout vêtement "dont
la vue choque la pudeur". Les habits ne sont pas les
seuls accoutrements qui font l'objet de ce contrôle des mœurs :
les boucles d'oreilles et les colliers "ne
seront plus acceptables pour les garçons". Les étrangers
doivent également "respecter
la culture comorienne ", a ajouté Miftahou Ali.
Dans les rues de Moroni, la peur
de représailles est à fleur de peau depuis que des filles
coupables d'avoir porté des pantalons ont été interpellées il
y a quelques jours. "Des
sanctions sont déjà tombées", a indiqué Miftahou
A.Bamba. Mais celles-ci demeurent préventives et restent à la
discrétion de la police, autorisée à garder les récidivistes
quelques heures dans ses locaux.
La capitale comorienne est pour
l'instant le terrain d'expérimentation de la mesure ministérielle.
Une campagne de sensibilisation devra précéder sa généralisation
sur l'ensemble du pays. Une préparation psychologique est
cependant lancée auprès de "la
gendarmerie, de la police, des chefs du village, des maires, des
préfets de région et des agents de sécurité des bâtiments
publics", appelés à monter au front dans les prochains
jours. Des rencontres sont également en préparation pour
impliquer les directeurs des écoles publiques et privées",
indique Miftahou Ali.
VM
Super ! quelles nouvelles !
Deux nouvelles surprenantes. La France
s’engage à coopérer avec Les Comores, et fait part de ses vues sur
Anjouan, d’où viennent des futurs clandestins, qui grèvent de faim. A
quand un vrai partenariat ?
La nouvelle a de quoi surprendre. Voilà que le ministre Yves Jégo
dévoile des solutions pour résoudre l’immigration clandestine. Deux volets
sont notables. La création d’une Maternité pour les Anjouanaises, et
l’aide au développement agricole, voilà ce que propose le ministre Jégo.
A l’entendre, on dirait que c’est formidable, que c’est pour le bien
d’une population amoindrie par la dictature, qui souffre de moyens et de
technicités, pour accroître leur économie. Mais non, la création d’une
Maternité, c’est pour que les mères accouchent à Anjouan, et non plus à
Mayotte, qui est la seule île française de l’archipel. Le ministre se
passe d’explications. Mais on comprend aisément, que Mayotte ne veut plus
de clandestins. C’est sûr. Ces temps-ci, les clandestins étaient
manifestement dangereux, armés, véritables oiseaux de malheur aujourd’hui
posés sur notre île. Le ministre ne l’a dit que des bouts des lèvres,
mais l’a dit quand même. Il ne veut plus que des mères anjouanaises
accouchent sur la terre Eldorado. Elles, clandestines, risqueraient de devenir
mères de jolis Français. A moins que le ministre veuille s’attarder sur
les conditions sanitaires de l’accouchement à Anjouan ! Certes, ce
volet de l’amélioration des conditions de vie des Anjouanais mérite notre
attention. Mais n’est-ce pas de l’hypocrisie servie en conserve !
Quel repas indigeste ! Allons, ne soyons pas médisants. Anjouan
profitera d’une Maternité construite et gérée par La France. Pourquoi
pas ?
Permettez-nous quelques questions
La France signe une nouvelle ère de travail
et de coopération avec Les Comores. Mais remarquez tout de même le côté
restrictif du projet français. Je veux développer Anjouan, et notamment son
agriculture, pour nourrir le marché mahorais, en mal de pouvoir d’achat. La
France aidera les Anjouanais à développer leur agriculture, achètera les
produits, à prix luxueusement préférentiel, pour les consommateurs
mahorais. Pour quel prix ? Espérons que les Anjouanais conserveront
quelques lopins de terre pour leur consommation. Excusez mon
scepticisme ! Mais me viennent quelques questions. La France est-elle
vraiment soucieuse du développement des Comores ? Ou bien cherche-t-elle
à donner à Mayotte le beurre, l’argent du beurre et le sourire de
Sambi ? Qu’en est-il de l’exigence de la République des Comores
quant au retour de Mayotte au sein de l’archipel des Comores ? Le fait
de “subventionner” la réussite d’Anjouan, île la plus proche des
côtes mahoraises, est-ce vraiment pour un retour de la vraie coopération
entre la France et Les Comores ? Ou pour servir une fois de plus à la
situation si particulière de Mayotte, bientôt département français ?
On se permet toutes les questions. Peut-être que le ministre de l’Outre-mer
profitera d’un voyage futur sur notre île pour mieux expliquer à la presse
locale, et ainsi aux Réunionnais, ce que la France entend par nouvelle ère
de coopération.
Bbj
---------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------- « L'ambiance était froide, elle est glaciale
Ils ont eu très, très peur. Il y a un mois et demi, le 27 mars au matin,
des centaines de Comoriens vivant clandestinement sur l'île française de
Mayotte sont sortis de leurs bidonvilles, coupe-coupe à la main, et s'en sont
pris aux Français. Un « m'zoungou », métropolitain arrivé il y a trois
ans, se souvient. « Je passais en voiture et les jeunes assis le long de la
route se sont rués sur mon véhicule pour me jeter des pierres. » La flambée
de violence a duré vingt-quatre heures. Les Comoriens étaient en fait
convaincus que la France avait aidé à exfiltrer le dictateur d'Anjouan tout
juste déchu, le colonel Bacar. Le pire a été évité, une vingtaine de
personnes seulement ont été blessées. Mais aujourd'hui, les 130 000 Français
de Mayotte, « métros » et Mahorais réunis, sont encore profondément
traumatisés par cette « chasse aux Blancs », la première dans l'histoire
de cette collectivité territoriale française vingt fois plus petite que la
Corse, coincée entre le Mozambique et Madagascar. Surtout, ils craignent que
les 50 000 étrangers de l'île - selon certaines sources, ils seraient le
double - s'en prennent de nouveau à eux.
Les rumeurs attisent les craintes
Jusque-là, les habitants se fréquentaient peu : les métropolitains,
souvent des fonctionnaires, vivent dans des immeubles, les Mahorais dans des
maisons et les Comoriens dans les « bangas », les bidonvilles. « L'ambiance
était froide, elle est désormais glaciale », témoigne Jean-Michel
Laurence, chef du service des Renseignements généraux. Quelques jours après
les émeutes, la rumeur a même couru que les échoppes de coupe-coupe avaient
été dévalisées. « Alors, certains de mes collègues ont fait leurs
bagages et sont partis », raconte un élu local. Ramadani, un Mahorais,
explique qu'« avant, des familles comoriennes venaient souvent mettre leur
viande dans mon frigo parce qu'elles n'en ont pas. Depuis, personne n'est venu
frapper à ma porte. » Le maire de Mamoudzou, la capitale, a pris un arrêté
visant à interdire le commerce illégal. Comme pour punir les clandestins
comoriens qui s'en étaient pris aux résidents de l'île.
Des bidonvilles se multiplient
sous les fenêtres
La pression migratoire est telle que les tensions sont inévitables. Chaque
jour, entre deux cents et trois cents Comoriens débarquent clandestinement
sur les plages de l'île, où le PIB par habitant est environ neuf fois supérieur.
« Les Mahorais voient des bidonvilles se créer sous leurs fenêtres et sur
les hauteurs de leur ville, ça leur déplaît », explique le chef des RG,
qui précise que beaucoup de Français « exploitent aussi outrageusement ces
étrangers en les employant au noir pour 200 euros par mois. » Selon lui, 75
% des 72 000 enfants scolarisés à l'école primaire sont étrangers. Résultat
: les classes sont saturées, les enfants entrent à l'école à 6 ans au lieu
de 3 en métropole, et les cours se déroulent soit le matin, soit l'après-midi.
Les autorités craignent
une nouvelle crise
Même si la situation semble être revenue à la normale, les forces de
l'ordre n'excluent pas une nouvelle crise. Voire des expéditions punitives de
Mahorais, qui iraient incendier les bidonvilles en représailles. Le troisième
escadron de gendarmes arrivé en renfort de métropole à la fin mars est
toujours là. « On assure une présence visible pour rassurer la population
», explique le commandant de la gendarmerie. Mais la peur est dans les
coeurs. « Quelque chose est cassé entre nous tous », lâche Ramadani.
Reportage aux Comores à la rencontre des jeunes qui rêvent d'aller vivre
à Mayotte
Inauguration d'une clinique du Croissant Rouge
iranien à Moroni
Santé – Le ministre en charge du secteur des Investissements aux
Comore, Said Attoumane, a annoncé jeudi, l'ouverture prochaine dans
l'archipel, de deux institutions universitaires, lors de l'inauguration
d'une clinique médicale du Croissant Rouge iranien, en présence du président
Ahmed Abdallah Sambi. Cette clinique vient s’ajouter aux nombreuses réalisations
iraniennes dans le cadre de nombreux accords de coopération signés entre Téhéran
et Moroni le 18 août 2006, au lendemain de l’élection d’Ahmed Abdallah
Sambi à la présidence des Comores.
L’établissement, qui emploie actuellement une douzaine d’agents, est
dirigée par le Dr Reza Balador, un médecin iranien, secondé par son épouse,
le Dr Attaran, spécialiste en stomatologie.
"La clinique va recruter des médecins comoriens pour mieux assurer ses
prestations", a indiqué le Dr Balador, exprimant par ailleurs, sa
gratitude aux autorités comoriennes pour les facilités qu’elles lui ont
accordées pour la mise en place de cette unité médicale.
Depuis les accords de 2006, l’Iran a fourni aux Comores un bateau de pêche,
des bourses d’études à des jeunes Comoriens dans des universités
iraniennes et s’apprête à ouvrir bientôt, un institut agricole aux
Comores, d’après le président Sambi, qui a visité la clinique.
"Je veux reitérer notre reconnaissance à l’Iran pour les oeuvres
sociales, dont les logements mis à la disposition des étudiants comoriens
à Madagascar", a notamment dit le président Sambi.
La
Semaine de la Critique a présenté lundi le court-métrage "Résidence
Ylang-Ylang", qui a la particularité d'être le
premier film en 35 mm tourné dans l'histoire des Comores, selon
les organisateurs de cette section parallèle.
"Résidence
Ylang-Ylang", qui dure 20 minutes et est une
coproduction française, a été réalisé par la jeune Hachimiya
Ahamada. Il raconte l'histoire de Djibril, un modeste paysan qui
perd sa cabane dans un incendie.
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Anjouan : cinq candidats briguent la présidence
On le savait depuis quelques semaines, c'est désormais
officiel : l'élection présidentielle de l'île autonome d'Anjouan se
jouera entre cinq candidats, dont ne fait pas partie Mohamed Bacar.
Mohamed
Djaanfari (ici en 2006) est l'un des favoris du scrutin. (photo
Kashkazi)
Dans
un arrêt rendu mardi 20 mai, la Cour constitutionnelle de l'Union
des Comores a validé cinq candidatures à l'élection présidentielle
de l'île autonome d'Anjouan, prévue le 15 juin prochain. Aux
termes de cet arrêt, seuls sont autorisés à solliciter le
suffrage des électeurs les candidats Bacari Abdou (député de la
1ère circonscription d'Anjouan), Bastoine Soulaimana (ancien
magistrat), Mohamed Djaanfari (vice-président de l'Assemblée
nationale, entrepreneur et officier de l'armée française à la
retraite), Moussa Toybou (ingénieur du BTP) et Sondi Abdou Latuf
Soilihi (entrepreneur). La candidature de Mohamed Bacar, président
déchu de l'île depuis le débarquement de la coalition AND/UA en
mars dernier, a été invalidée, comme le réclamaient les
candidats Moussa Toybou et Bacari Abdou, ainsi que le ministre en
charge des élections et le président de la Commission électorale
nationale indépendante. Selon l'arrêt de la Cour
constitutionnelle, l'ancien dictateur a été condamné le 15 mai
dernier à "5 ans d'emprisonnement ferme assortis de 5 ans de
privation de ses droits civiques et politiques pour usurpation de
titre" par le tribunal correctionnel d'Anjouan –on ne sait
encore pour quels faits.
A noter que le président de
l'Union des Comores, Ahmed Abdallah Sambi, soutient très
ouvertement Moussa Toybou. Son principal concurrent est Mohamed
Djaanfari, qui était arrivé en troisième position lors des élections
présidentielles de l'Union, en 2006 (derrière Sambi et Halidi).
Les cinq candidats sont les mêmes qui comptaient se présenter
aux élections initialement prévues en juin 2007, avant que Bacar
ne conserve le pouvoir en organisant une parodie de scrutin.
VM (avec Panapress)
16-05-2008 : La France va financer deux projets à
Anjouan
par : PANA
La France financera la construction d'une maternité et
un projet de développement agricole sur l'île comorienne d'Anjouan, a
déclaré vendredi à Moroni le secrétaire d'Etat français chargé de
l'Outre-mer, Yves Jégo.
S'exprimant au cours d'un point de presse qu'il a animé avec le
ministre comorien des Relations extérieures, Ahmed Ben Said Djaffar, il
a plaidé pour une "nouvelle relation apaisée" entre l'Union
des Comores et la France, estimant que les deux pays ont intérêt à
"sortir de la logique d'affrontement".
M. Jego a également annoncé la mise en place d'un groupe de travail de
haut niveau pour examiner les relations entre les deux pays et d'une
commission chargée des projets de leur coopération.
Par ailleurs, le secrétaire d'Etat français à la Coopération, Alain
Joyandet, a signé jeudi avec le ministre comorien des Relations extérieurs,
deux conventions d'aide d'urgence destinée à l'île d'Anjouan d'un
montant de 1,1 million d'euros.
Cet argent devrait servir à payer les arriérées de salaires des
fonctionnaires à Anjouan et à équiper l'administration de cette île
autonome de l'Union des Comores.
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Sarkozy à Mayotte en 2009
CLICANOO.COM | Publié le 18 mai 2008
Le secrétaire d’Etat à l’Outre-mer Yves Jégo a annoncé vendredi, au
terme de son déplacement à Mayotte, que le président Nicolas Sarkozy se
rendrait sur l’île début 2009 pour signer un nouveau traité bilatéral
entre l’île française de Mayotte et les Comores.
M. Jégo, qui a quitté Mayotte vendredi après-midi pour Paris, a
expliqué auparavant, lors d’une conférence de presse, qu’un groupe de
travail avait été formé pour définir les orientations du nouveau traité.
Selon Yves Jégo, le traité doit faire en sorte que “les questions de
circulation des personnes trouvent de nouveaux débouchés et qu’on mette fin
à cette pression migratoire qui fait que non seulement les Comoriens ne peuvent
plus venir aussi facilement qu’ils le souhaiteraient à Mayotte, mais que nous
avons, nous Français, les plus grandes difficultés à renvoyer vers les
Comores ceux qui ne respectent pas les lois de l’immigration”. Le secrétaire
d’état à l’Outre-mer a ajouté que ce nouveau traité comprendra un accord
global sur la circulation des personnes et des biens, les questions de coopérations
entre les services judiciaires et les polices aux frontières des deux parties.
“Nous sommes pour la libre circulation mais pas pour le libre stationnement,
l’objectif de l’État est de faire en sorte que ceux qui n’ont pas
vocation de demeurer sur le territoire de Mayotte n’y demeurent pas et ceux
qui ont vocation à y demeurer le fassent avec des papiers réguliers.” L’un
des prédécesseurs de M. Jégo, François Baroin, avait émis l’idée
d’une remise en cause du droit du sol pour combattre l’immigration
clandestine. “Une remise en cause du droit du sol à Mayotte ne nous garantit
pas à coup sûr qu’elle va interrompre l’immigration sinon on l’aurait
fait depuis longtemps, c’est une disposition qu’il faut garder à l’esprit
mais qui n’est pas un préalable”, a précisé Yves Jégo.
--------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------- COMORES: La France "veut tourner la page de
la Logique d`affrontement" avec Moroni
MORONI, 16/05 - La France "veut tourner la
page de la logique d`affrontement" avec l`archipel des Comores, notamment
sur la question de l`immigration clandestine vers l`île française de
Mayotte, a déclaré vendredi à Moroni le secrétaire d`Etat français à
l`Outre-mer, Yves Jégo.
"On veut vraiment tourner la page de la logique d`affrontement. On veut
s`engager dans une relation qui prenne en compte les attentes de l`Union des
Comores", a-t-il déclaré lors d`une conférence de presse commune avec
le ministre comorien aux Relations extérieures, Said Ahmed Djaffar.
M. Jégo a mis également en avant le "besoin de maîtriser les flux
migratoire à Mayotte". Le secrétaire d`Etat a comparé les îles de
l`archipel de Comores à "quatre soeurs": l`Union des Comores (trois
îles: Grande Comore, Mohéli, Anjouan) et Mayotte. "Elles n`ont pas épousé
les mêmes maris", mais elles restent des soeurs compte tenu de "la
réalité géographique".
De son côté, le chef de la diplomatie comorienne a indiqué que le président
français Nicolas Sarkozy se rendrait en visite officielle en 2009 aux
Comores.
Au début de l`année 2009, le président Nicolas Sarkozy se rendra en visite
aux Comores. D`ici là, il n`est pas exclu que le président (comorien Ahmed
Abdallah Sambi) se rende à Paris et y rencontre le président Sarkozy",
a-t-il déclaré.
Ancienne colonie française, les Comores ont plusieurs contentieux avec Paris,
notamment sur Mayotte - île de l`archipel demeurée française par référendum
et revendiquée par Moroni - et plus récemment à propos du sort de l`ancien
président de l`île d`Anjouan, Mohamed Bacar.